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Richesse baroque

02/12/2013 21:20:32
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Vu au Cdbm le 22 novembre 2013
Un Songe d'une nuit d'été , d'après Shakespeare et Purcell,
mise en scène Antoine Herbez, a daptation Wajdi Lahami , d irection musicale Didier Benetti,
avec Ariane Brousse, Ronan Debois, Jules Dousset, Ivan Herbez, Orianne Moretti, Benjamin Narvey, Alice Picaud, Gaëlle Pinheiro, Marie Salvat, Maxime de Toledo,
musiciens : Benjamin Narvey, Alice Picaud, Marie Salvat Le pari était osé. Comment faire partager à un large public l'esthétique si particulière du merveilleux baroque ? Comment l'intéresser à des histoires de fées, de lutins, de philtres d'amour et d'enchantements, qui déjà, semblaient démodées aux contemporains de Molière ? Ce Songe mariant le texte de Shakespeare à la musique de Purcell est une réponse en forme de proposition théâtrale, une adaptation qui dépasse les procédés habituels du toilettage stylistique du texte, ou de la simple transposition de l’intrigue à l’époque moderne. Il s’agit ici d’une v...Lire la suite
Publié par Véronique Gargiul...  Ajouter un commentaire  0 commentaires

L'essence du théâtre

18/11/2013 15:06:21
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Vu au Théât re des Abbesses, le 17 octobre 2013
Ionesco, suite , t extes extraits de
Jacques ou la Soumission, La Cantatrice chauve,
Délire a deux, La Leçon
Mise en Scène Emmanuel Demarcy-Mota

Des personnages aux allures de pantins grimaçants, cocasses ou inquiétants, nul n'en sait rien encore quand ils apparaissent dans la lumière crue du plateau. Les spectateurs, installés sur trois des côtés de l'aire de jeu, sont au plus près de cet univers étrangement humain, curieusement proche et distant à la fois. La contemplation de ces personnages aux prises avec leurs pensées, leurs émotions, leurs croyances, leur implication à la fois intense et dérisoire dans des situations absurdes, se révèlera une expérience théâtrale des plus rares.

Emmanuel Demarcy-Mota est fasciné par Ionesco, et il a pris toute la mesure de son théâtre. Loin de réduire l’œuvre au pittoresque de ses incongruités, il va fouiller au coeur de ce qu’elle dit et de ce qu’elle met en question. Car le théâtre de Ionesco interroge le théâtre. Est-ce au minimum un texte ? une intrigue ? des personnages identifiables ? Peut-être rien de tout cela, répond le dramaturge. Et il démontre que l'on peut intéresser le spectateur à des histoires sans queue ni tête, animées par des personnages sans identité ni caractère stable. En mettant à nu les res...Lire la suite
Publié par Véronique Sternberg •   Ajouter un commentaire  0 commentaires
Vu au Cdbm le 15 octobre 2013, Regardez mais ne touchez pas ! , comédie de cape et d'épée de Théop hile Gautier, mise en scène Jean-Claude Penchena t

Une reine d’Espagne emportée par un cheval fougueux, et sauvée par un mystérieux cavalier qui disparaît aussitôt : on se croirait dans l’un de ces romans de l’âge baroque où le romanesque le plus échevelé ne craint jamais de friser l’invraisemblable… Et d’une certaine façon, nous y sommes. Cette délicieuse comédie de Théophile Gautier que nous fait découvrir Jean-Claude Penchenat est un condensé d’Espagne d’opérette et de citations littéraires. Sous forme d’allusions, de vers à peine déguisés et de clins d’œil plus ou moins appuyés, Gautier évoque avec tendresse tout le théâtre de l’héroïsme, de la tragi-comédie baroque au drame romantique, en passant par les grandes heures de la tragédie classique. Un personnage qui se rêve en Cid, comme le héros de Corneille, un autre « rougit et pâlit » comme la Phèdre de Racine ; un troisième qui rejoue la partition du « vers de terre amoureux d’une étoile » à la manière du Ruy Blas de Hugo… L’auteur joue avec les codes du théâtre, et tisse avec le spectateur des liens de connivence littéraire. Et même si le temps nous éloigne un peu de ces références culturelles, que toute la salle ne repère pas toutes les allusions, qu’importe : la dérision du romanesque fonctionne toujours, grâce à une mise en scène tout en finesse, parfaitement en consonance avec la pièce. Regardez mais ne touchez pas <...Lire la suite
Publié par Véronique Sternberg •   Ajouter un commentaire  1 commentaires
Vu au Centre des Bords de Marne, Le Perreux, le 3 octobre 2013
Croquefer et Tulipatan , deux opéras bouffe d'Offenbach, par la compagnie Les Brigands

Hugo en avait fait un programme esthétique, les Brigan d s s'en jouent avec une stupéfiante facilité : allier "le grotesque au sublime" est décidément pour eux une performance ordinaire, renouvelée encore une fois avec deux opéras bouffe d'Offenbach réunis en un savoureux contrepoint : Croquefer ou le dernier des paladins (1857, sur un livret d ' Adolphe Jaime et Etienne Tréfeu) et L 'Ile de Tulipatan (1868, sur un livret d'Alfred Duru et Henri Chivot).

Aux doux noms de ces personnages d'opérette (Ramasse-ta-tête, Mousse à Mort, Cacatois XXII...), on s'attend bien sûr à quelque fantaisie. Et l'on pourrait même croire, connaissant le travail des Brigands, que l'on sait à quoi s'attendre. Erreur : une fois encore, le spectateur le plus averti aura l'immense plaisir de se laisser surprendre.

Par la beauté de la musique et de son interprétation, d'abord. Les neuf musiciens et ci nq chanteurs dirigés par Christophe Grapperon servent la musique d'Offenbach avec l'énergie qui convient à son écriture, mais aussi avec une finesse et une virtuosité qui offrent de purs moments de lyrisme. Il y a bien sûr des passag es de haute fantaisie musicale dans ces pièces, et les Brigands ne se privent pas de nous en régaler ; mais ils ne tombent pas dans le travers d'une dérision systématique.

Tout d'ailleurs, dans la mise en scène,...Lire la suite
Publié par Véronique Sternberg •   Ajouter un commentaire  0 commentaires
Vu au Centre des Bords de Marne du Perreux, février 2013
La Vie est un rêve , d e Pedro Calderon de la Barca,
mise en scène de J acques Vincey

Pour faire revivre ce texte emblématique de l'âge baroque, Jacques Vincey propose une mise en scène forte, tendue, mais qui jamais ne tombe dans les froideurs de l'abstraction, qui jamais n'oublie le spectateur pour le plaisir des idées. Pourtant, tout est là : la bestialité de l'homme, ses appétits de pouvoir et sa vanité dangereuse ; mais aussi la dimension philosophique et spirituelle du texte de Calderon. On y retrouve le questionnement inquiet de tout l'âge baroque européen sur la vanité de l'existence humaine, simple rôle à jouer sous le regard de Dieu, en attendant l'heure du jugement...
La vie comme un théâtre d'ombres, où sans cesse les illusions et les faux semblants égarent l'homme sur son chemin aveugle et chaotique. Tel est le monde dans lequel évoluent les personnages de Calderon, et que la mise en scène de Jacques Vincey rend intensément présent. La fureur de Sigismond y apparaît dans toute sa complexité : fruit du sort funeste qui lui a été réservé, mais aussi de sa mélancolie, cette maladie des "humeurs" que l'on attribuait alors à un excès de bile noire, et dans laquelle on voyait aussi la marque d'une clairvoyance supérieure. Les appétits des hommes, leurs erreurs et leurs tentatives dérsoires pour conjurer ce qui doit être, apparaissent avec la force de l'évidence au spectateur du XXIe siècle, soudain familier des angoisses baroques. Telle est la force des mises en scène qui déploient le texte dans toute sa richesse de significations et d'émotions.
Car le te...Lire la suite
Publié par Véronique Sternberg •   Ajouter un commentaire  0 commentaires
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